| Autre artiste peintre de sensibilité musicale, pionnier de la peinture moderne, ( >Cliquez ici) Kandinsky Vassily est né à Moscou le 5 décembre 1866. Natif du Sagittaire, il est donc né au moment de l’année où la nuit est sur le point d’atteindre sa durée maximale ( >Cliquez ici). Selon les définitions conditionalistes le Signe du Sagittaire est marqué par « l’apothéose et l’emprise de la non présence gouvernant l’invisible, l’au-delà, l’abstrait, les données socioculturelles plutôt que les pulsions fondamentales des êtres terrestres ». On pourra donc s’attendre à trouver dans l’œuvre de Kandinsky la trace ou l’indice de cette dynamique zodiacale.
Certains d’entre vous le savent déjà, dans la logique naturelle du zodiaque photopériodique, les arcs diurnes synonymes de présence (le jour pour le Soleil) et les arcs nocturnes synonymes d’absence (la nuit pour ce même Soleil) agissent comme des stimulateurs de l’activité neurophysiologique en déclenchant des réponses adaptées ou inadaptées selon les moyens du bord. Parce que Zodiaque externe (celui du signal photopériodique) et zodiaque interne (celui des réponses neurophysiologiques) ont en commun une même structure rythmique, il doit être possible de déduire du premier les réponses probables du second. C’est pourquoi, et pour schématiser, le jour-présence est en affinité avec une sensibilité au visible, au tangible et au manifeste, tandis que la nuit-absence est en affinité avec une sensibilité à l’invisible, à l’intangible et à l’abstrait.
Est-ce donc par le plus pur des hasards qu’il revient à Kandinsky d’avoir affranchi au début des années 10 la peinture de la figuration ( >Cliquez ici), c’est-à-dire de toute référence aux objets visibles, au réel tangible et manifeste de la peinture classique ? Suffit-il d’être natif du Sagittaire pour accomplir d’une façon aussi claire et manifeste une telle révolution ? A mon avis, d’autres facteurs, d’autres conditionnements (familiaux, socioculturels, historique, etc.) devaient être présents pour que ce Sagittaire pût vivre et exprimer à un haut niveau la formule zodiacale de son signe.
Kandinsky, plus que tout autre artiste de son époque et de son temps, était animé par un idéalisme forcené, presque absolu, un idéalisme tout tendu vers la spiritualité. Que témoigne plus particulièrement son œuvre écrite, Du spirituel dans l’Art, qui comporte ici et là des accents théosophiques. Selon Ramon Tio Bellido, auteur d’une monographie du peintre aux éditions Hazan (1987), « La thèse centrale de l’ouvrage revendique une thématique spirituelle, libre et universelle, comme seule source d’inspiration de l’artiste, qui doit déboucher sur un ‘antimatérialisme’ (ou un ‘immatérialisme’) commun à tous... ».
Idéalisme, spiritualité, universalisme sont les maîtres mots du Sagittaire de haut vol. Notions à mettre en rapport avec le sens des ensembles qui, sous ce Signe, prend la couleur de la nuit, une nuit qui vole vert son maxima, à l’image d’une flèche lancée vers un but lointain, fédérateur, un idéal de l’art capable de sublimer les pulsions instinctives et animales de l’Homme. ( >Cliquez ici)
L’imagerie zodiacale traditionnelle qui représente le Sagittaire sous les traits d’un centaure mi-homme mi-cheval tendant son arc vers le ciel ne s’y est pas trompé elle aussi. Les extrêmes, le proche et le lointain, le cheval et l’étoile, le terrestre et le céleste, l’instinct et le sublime, sont réunis par le sens hautement associatif de l’esprit humain. Associativité qui en Sagittaire atteint sa puissance maximale selon les définitions conditionalistes.
Kandinsky, connaissait-il l’astrologie ? Je n’ai pas trouver dans son œuvre d’allusions directes qui pourraient nous le laisser croire. En revanche, la thématique du cavalier, autre image du Sagittaire, est omniprésente dans son œuvre : dans « Le parc de Saint-Cloud au cavalier » (1908), dans « La montagne Bleue » (1908) ( >Cliquez ici), dans diverses « Improvisations » ( >Cliquez ici) ( >Cliquez ici), dans « Lyrique » (1911), etc. Thématique également présente dans le groupe d’artistes allemands réunit par Kandinsky, sous la bannière symbolique du « Blaue Reiter » (traduction : le Cavalier Bleu) dont voici un projet d’illustration pour la couverture du catalogue édité par ce groupe d’artistes. ( >Cliquez ici) |