| Les lignes qui suivent présentent l’astrologie dans sa tradition occidentale en générale, et européenne en particulier. Les références spirituelles sont donc naturellement empruntées au christianisme. Si ces lignes avaient été consacrées à l’astrologie de l’Inde, les références auraient été empruntées à l’hindouisme. Le fondement philosophique Les Babyloniens voyaient dans le ciel des « apparences qui parlent ». De Platon à Plotin, des chrétiens aux hindous, les grands civilisations ont su que le monde signifie quelque chose. Il n’est pas un équilibre instable entre des forces neutres. Il possède un sens. Car toute oeuvre dénote son auteur. Dans un tableau de peinture, un expert reconnaît le peintre, car le tableau exprime quelque chose de son créateur. Le monde que nous percevons avec nos sens dévoile lui aussi quelque chose de son Créateur. Ce thème est présent dans le christianisme. L’univers raconte Dieu. L’Invisible manifeste son Etre et sa Puissance dans l’univers visible (Ps XIX, 2 ; Mt 2, 2 ; Rm I, 20). A partir du XVIIe siècle, cet univers-symbole a été progressivement réduit à un univers-machine, conforté par les prouesses techniques que le second a permis de réaliser. L’astrologie est un outil de divination au sens noble du terme. Comme l’étymologie du mot « divination » l’indique, l’astrologue décode la signification de l’univers, l’intention de son auteur et les réponses qu’il fait aux hommes qui s’adressent à lui. Les diverses branches de l’astrologie En tant qu’image de Dieu (Gn 1, 26-27), l’homme échappe à toute définition à laquelle nous voudrions le réduire. Mais il est aussi un amoncellement de conditionnements physiques et psychiques. Il dispose d’un corps, d’une existence, d’une destinée. Or, l’être humain a subi le même sort que l’univers. La partie spirituelle de l’être a été confondue à sa vie psychologique. L’astrologie traditionnelle ne se résout pas à cette décapitation. Son approche est globale car elle ne néglige aucun niveau de l’être. Elle ne le réduit pas à son petit moi, au demeurant sa partie la plus illusoire si nous en croyons la métaphysique orientale (bouddhisme, hindouisme). L’esprit Spirituelle, l’astrologie décrit les étapes du processus de transmutation de l’homme (alchimie). Du plomb à l’or, De Saturne au Soleil, selon l’ordre des domiciles planétaires (du Lion au Capricorne). De Paracelse à Jacob Boehme, de la theosis (divinisation) du christianisme oriental à l’hermétisme de la Renaissance, il existe une abondante littérature sur ce sujet. L’âme Plus nous nous éloignons du centre de l’homme et plus celui-ci est conditionné. La partie psychique étant composée de multiples conditionnements, ceux-ci peuvent être décrits et le comportement peut être anticipé. C’est l’objectif des applications psychologiques de l’astrologie. Elles ont été fort développées ces dernières décennies. C’est bien en soi, à condition qu’elles ne réduisent pas l’astrologie à leurs propres techniques. En transformant l’homme-symbole en homme-machine ! Le corps Eloignons-nous encore du centre et nous rencontrons l’astrologie médicale, pour laquelle les conditionnements sont encore plus grands. Mêmes les plus farouches partisans du libre-arbitre savent qu’ils mourront quand même ! L’homme dans le monde Si nous atteignons la périphérie de l’existence humaine, nous voyons celui-ci directement confronté à la nature et au monde qui l’entourent. C’est l’objet de l’astrologie prévisionnelle et de l’astrologie horaire (les interrogations et les élections). Pour aller plus loin Nous n’imaginerions pas un musicien qui ne connaisse de la musique que les compositions postérieures aux années 60. De même, l’astrologie traditionnelle s’étudie en recourant aux meilleurs maîtres et praticiens qui se sont succédés au fil des siècles. Mais voici deux ou trois conseils de lecture : -
Déterminisme astral et liberté humaine.Joseph Duvivier. Editions du Nouvel Humanisme. (des exemplaires sont encore disponibles aux éditions Traditionnelles). -
Prédire par l’astrologie horaire. Denis Labouré. CEDRA. Des documents (leçons d’initiation, extraits d’ouvrages anciens) sont disponibles sur le site www.astrocours.fr.st . |